Vieille Interview, Apres Gravé Dans La Roche
Sniper est un groupe composé de quatre personnes, pouvez-vous vous présenter ?
Black Renega : Moi, c'est Blacko, la petite touche ragga du groupe. J'ai commencé à rapper, il y a super longtemps, j'avais douze piges. J'ai fait pas mal de groupes et puis il y a eu la rencontre avec ces messieurs.
Aketo : Aketo, je suis un des trois rappeurs du groupe. Avant Sniper, j'ai eu un peu le même parcours que Blacko. J'ai fait différents groupes, différentes formations.
Tunisiano : Moi, c'est Tunisiano, rappeur du groupe. Avant, j'étais dans M Group, ça a été commercialisé avec un LP qui est sorti et qui s'appelait "Tu Disais Quoi". Après M Group, il y a eu Sniper.
DJ Boudj : Boudj, originaire de Saint-Denis. Je connaissais Aketo depuis longtemps, on est des amis d'enfance. Aketo connaissait Tunisiano et Blacko, ça nous a tous rapprochés et on travaille ensemble depuis 98.
Sniper s'est formé en 1997. Comment cela s'est-il passé et d'où vient le nom du groupe ?
Black Renega : Juste avant que Sniper soit monté, il y avait un groupe qui s'appelait Personnalité Suspecte. Aketo faisait partie d'un autre groupe : Elément Perturbateur. En fait, on faisait un collectif tous ensemble. Desh, le gars qui nous produit maintenant, a envoyé Personnalité Suspecte, c'est à dire Tunisiano et moi à La Rochelle, aux Francofolies. Aketo est venu, il est monté sur scène avec nous et depuis, on est resté à trois. Le groupe s'est monté ce jour là.
Aketo : Personnalité Suspecte, nous, on l'abrégeait souvent en disant, "Persni". Et puis à un moment, on a capté qu'à l'envers ça faisait "Sniper". Donc, voilà, on est resté sur ça.
Votre nouvel album est dans les bacs depuis le 20 mai. Il s'appelle "Gravé Dans La Roche". C'est aussi le titre de l'un des morceaux. Pourquoi avez-vous choisi ce titre ?
Black Renega : C'est à double sens, même triple sens d'ailleurs. Le premier sens du truc, c'est qu'on espérait sortir cet album et qu'il reste là, qu'il marque le coup. "Gravé Dans La Roche" c'est aussi parce que nos états d'esprits respectifs n'ont pas changés par rapport au début. Enfin, la
troisième raison, c'est que, que ça marche ou pas, on sera gravé dans la roche. Tu vois, quand tu meurs, on te grave dans la pierre.
Quels sont les gens qui ont travaillés avec vous sur ce deuxième album ?
DJ Boudj : Déjà, du premier album, il y a Kilomaitre qui a bossé avec nous et qui nous a fait des prod. Il y a Yvan, un suisse, Madizm de IV My People, Niroshima. Il y a Jo le Balafré et Elio, il y a Elkalife et il y a Blacko qui a fait trois prod.
Black Renega : Sinon, on a travaillé avec beaucoup de musiciens qui sont intervenus sur différents morceaux.
Aketo : Il y a des cordes, des pianos...
Black Renega : Sur mon morceau reggae (NDLR : "Trop Vite"), il y a des cuivres, un clavier un bassiste, un batteur.
Comment s'est déroulée la conception de l'album ?
Black Renega : Dans le speed, nous, on travaille beaucoup dans l'urgence. On est rentré en studio en février et on en est ressorti à la mi-avril.
Aketo : En fait, le travail d'écriture a commencé avant de rentrer en studio vers décembre. Avant de rentrer en studio on avait déjà une grosse ligne de ce que l'on allait faire.
Cet album évoque des thèmes graves. L'écriture des textes a-t-elle été difficile ? Comment avez-vous travaillé cela ?
Aketo : On s'est pas mal pris la tête. C'est pour cela que l'on s'y est pris avant de rentrer en studio. On voulait aborder de gros thèmes, ds gros sujets, donc on a bien pris le temps de le préparer.
Black Renega : Chacun écrit ses trucs mais en concertation avec les autres. Quand quelqu'un écrit quelque chose, il va le rapper à l'autre et l'autre lui donne son avis, s'il trouve ça bien ou pas bien. On avance comme ça, toujours en se concertant.
Une fois que vous avez eu les textes, vous vous êtes donc ensuite occupés de la musique...
Aketo : Non, ça dépend des morceaux. Les morceaux à thème, comme "Visions Chaotiques", on a bien pris le temps d'écrire. Mais, sinon, il y a des morceaux où l'on a eu la musique avant et où l'on s'est adapté, où l'on a écrit après. Il n'y a pas de formule précise. Ca peut arriver qu'on ait les paroles, que l'on s'adapte aux sons et inversement.
DJ Boudj : Pour les morceaux plus réfléchis, comme le texte était déjà écrit, on a fait des essais dessus par rapport aux sons pour voir ce que ça donnait. Il y a eu du travail en amont depuis fin novembre, début décembre. Le vrai travail s'est vraiment effectué depuis février où là on a gardé les titres définitifs. On a été obligé d'en refaire certains, parfois deux fois même. On est bien resté enfermé exprès de février jusqu'à mi-avril.
Comment le définissez-vous ce deuxième album par rapport au premier "Du Rire Aux Larmes" ? Il semble qu'il y ait plus de larmes que de rires ...
Aketo : Ca reste dans la continuité sauf que l'on a plus d'expérience qu'au premier. On sait plus comment s'y prendre en studio.
Tunisiano : Moi je trouve qu'il est plus mature.
Black Renega : Oui, plus mature, même dans les choix musicaux. Il y a une évolution, on a essayé de faire mieux tout simplement.
Aketo : Il y a un peu moins d'humour que dans le premier. On ne voulait par faire "Du Rire Aux Larmes Bis". On ne voulait pas revenir avec la même formule. Et puis, s'il est plus grave, c'est aussi parce qu'il y a plein d'événements qui se sont passés, que ce soit dans le monde ou dans nos
vies. C'est peut-être les raisons pour lesquelles cet album est un peu plus grave.
Justement, cet album contient, entre autres, un long morceau de sept minutes, "Visions
Chaotiques"...
Aketo : Ce morceau est une sorte d'état des lieux, c'est par rapport à ce qui s'est passé pour l'Irak avec la guerre, c'est aussi par rapport aux attentats qui se sont passés, il y a deux ans, le 11 septembre. Ce sont tous ces événements qui se sont déroulés un peu partout dans le monde
qui nous inspirent.
A ce propos, dans le morceau "Jeteur de Pierres", vous évoquez la situation au Proche Orient. Quelle est votre démarche en faisant ce titre ?
Aketo : Déjà, ne pas avoir eu peur d'en parler. J'ai rarement entendu ouvertement parler de ce thème là, que ce soit dans le rap ou même dans la musique en général. Nous, on n'a pas eu peur de l'aborder
Tunisiano : On n'a pas essayé de prendre partie ni pour l'un, ni pour l'autre, même s'il y a un petit penchant par rapport à ce qui se passe pour les Palestiniens. Nous, dans ce morceau, on dit ouvertement que l'on est contre la politique de Sharon, mais on est aussi contre toute sorte d'extrémisme quel qu'il soit.
Aketo : On dit bien qu'il y a des extrêmes dans les deux camps.
Dj Boudj : Ce n'est pas une prise de position politique, c'est une prise de position humanitaire par rapport à ce qui se passe. Les deux peuples sont déchirés. Maintenant, malheureusement, de notre côté, on voit juste des enfants tués par des chars israéliens et un peu moins de kamikazes qui sautent à côté de bus, c'est ce qui fait un peu la prise de position. Mais, on dit bien que des deux côtés, ils pensent haine pour haine et qu'ils ne veulent pas faire avancer le processus de paix qu'Itzac Rabin avait commencé à instaurer. On trouve ça dommage.
Sniper est un groupe composé de quatre personnes, pouvez-vous vous présenter ?
Black Renega : Moi, c'est Blacko, la petite touche ragga du groupe. J'ai commencé à rapper, il y a super longtemps, j'avais douze piges. J'ai fait pas mal de groupes et puis il y a eu la rencontre avec ces messieurs.
Aketo : Aketo, je suis un des trois rappeurs du groupe. Avant Sniper, j'ai eu un peu le même parcours que Blacko. J'ai fait différents groupes, différentes formations.
Tunisiano : Moi, c'est Tunisiano, rappeur du groupe. Avant, j'étais dans M Group, ça a été commercialisé avec un LP qui est sorti et qui s'appelait "Tu Disais Quoi". Après M Group, il y a eu Sniper.
DJ Boudj : Boudj, originaire de Saint-Denis. Je connaissais Aketo depuis longtemps, on est des amis d'enfance. Aketo connaissait Tunisiano et Blacko, ça nous a tous rapprochés et on travaille ensemble depuis 98.
Sniper s'est formé en 1997. Comment cela s'est-il passé et d'où vient le nom du groupe ?
Black Renega : Juste avant que Sniper soit monté, il y avait un groupe qui s'appelait Personnalité Suspecte. Aketo faisait partie d'un autre groupe : Elément Perturbateur. En fait, on faisait un collectif tous ensemble. Desh, le gars qui nous produit maintenant, a envoyé Personnalité Suspecte, c'est à dire Tunisiano et moi à La Rochelle, aux Francofolies. Aketo est venu, il est monté sur scène avec nous et depuis, on est resté à trois. Le groupe s'est monté ce jour là.
Aketo : Personnalité Suspecte, nous, on l'abrégeait souvent en disant, "Persni". Et puis à un moment, on a capté qu'à l'envers ça faisait "Sniper". Donc, voilà, on est resté sur ça.
Votre nouvel album est dans les bacs depuis le 20 mai. Il s'appelle "Gravé Dans La Roche". C'est aussi le titre de l'un des morceaux. Pourquoi avez-vous choisi ce titre ?
Black Renega : C'est à double sens, même triple sens d'ailleurs. Le premier sens du truc, c'est qu'on espérait sortir cet album et qu'il reste là, qu'il marque le coup. "Gravé Dans La Roche" c'est aussi parce que nos états d'esprits respectifs n'ont pas changés par rapport au début. Enfin, la
troisième raison, c'est que, que ça marche ou pas, on sera gravé dans la roche. Tu vois, quand tu meurs, on te grave dans la pierre.
Quels sont les gens qui ont travaillés avec vous sur ce deuxième album ?
DJ Boudj : Déjà, du premier album, il y a Kilomaitre qui a bossé avec nous et qui nous a fait des prod. Il y a Yvan, un suisse, Madizm de IV My People, Niroshima. Il y a Jo le Balafré et Elio, il y a Elkalife et il y a Blacko qui a fait trois prod.
Black Renega : Sinon, on a travaillé avec beaucoup de musiciens qui sont intervenus sur différents morceaux.
Aketo : Il y a des cordes, des pianos...
Black Renega : Sur mon morceau reggae (NDLR : "Trop Vite"), il y a des cuivres, un clavier un bassiste, un batteur.
Comment s'est déroulée la conception de l'album ?
Black Renega : Dans le speed, nous, on travaille beaucoup dans l'urgence. On est rentré en studio en février et on en est ressorti à la mi-avril.
Aketo : En fait, le travail d'écriture a commencé avant de rentrer en studio vers décembre. Avant de rentrer en studio on avait déjà une grosse ligne de ce que l'on allait faire.
Cet album évoque des thèmes graves. L'écriture des textes a-t-elle été difficile ? Comment avez-vous travaillé cela ?
Aketo : On s'est pas mal pris la tête. C'est pour cela que l'on s'y est pris avant de rentrer en studio. On voulait aborder de gros thèmes, ds gros sujets, donc on a bien pris le temps de le préparer.
Black Renega : Chacun écrit ses trucs mais en concertation avec les autres. Quand quelqu'un écrit quelque chose, il va le rapper à l'autre et l'autre lui donne son avis, s'il trouve ça bien ou pas bien. On avance comme ça, toujours en se concertant.
Une fois que vous avez eu les textes, vous vous êtes donc ensuite occupés de la musique...
Aketo : Non, ça dépend des morceaux. Les morceaux à thème, comme "Visions Chaotiques", on a bien pris le temps d'écrire. Mais, sinon, il y a des morceaux où l'on a eu la musique avant et où l'on s'est adapté, où l'on a écrit après. Il n'y a pas de formule précise. Ca peut arriver qu'on ait les paroles, que l'on s'adapte aux sons et inversement.
DJ Boudj : Pour les morceaux plus réfléchis, comme le texte était déjà écrit, on a fait des essais dessus par rapport aux sons pour voir ce que ça donnait. Il y a eu du travail en amont depuis fin novembre, début décembre. Le vrai travail s'est vraiment effectué depuis février où là on a gardé les titres définitifs. On a été obligé d'en refaire certains, parfois deux fois même. On est bien resté enfermé exprès de février jusqu'à mi-avril.
Comment le définissez-vous ce deuxième album par rapport au premier "Du Rire Aux Larmes" ? Il semble qu'il y ait plus de larmes que de rires ...
Aketo : Ca reste dans la continuité sauf que l'on a plus d'expérience qu'au premier. On sait plus comment s'y prendre en studio.
Tunisiano : Moi je trouve qu'il est plus mature.
Black Renega : Oui, plus mature, même dans les choix musicaux. Il y a une évolution, on a essayé de faire mieux tout simplement.
Aketo : Il y a un peu moins d'humour que dans le premier. On ne voulait par faire "Du Rire Aux Larmes Bis". On ne voulait pas revenir avec la même formule. Et puis, s'il est plus grave, c'est aussi parce qu'il y a plein d'événements qui se sont passés, que ce soit dans le monde ou dans nos
vies. C'est peut-être les raisons pour lesquelles cet album est un peu plus grave.
Justement, cet album contient, entre autres, un long morceau de sept minutes, "Visions
Chaotiques"...
Aketo : Ce morceau est une sorte d'état des lieux, c'est par rapport à ce qui s'est passé pour l'Irak avec la guerre, c'est aussi par rapport aux attentats qui se sont passés, il y a deux ans, le 11 septembre. Ce sont tous ces événements qui se sont déroulés un peu partout dans le monde
qui nous inspirent.
A ce propos, dans le morceau "Jeteur de Pierres", vous évoquez la situation au Proche Orient. Quelle est votre démarche en faisant ce titre ?
Aketo : Déjà, ne pas avoir eu peur d'en parler. J'ai rarement entendu ouvertement parler de ce thème là, que ce soit dans le rap ou même dans la musique en général. Nous, on n'a pas eu peur de l'aborder
Tunisiano : On n'a pas essayé de prendre partie ni pour l'un, ni pour l'autre, même s'il y a un petit penchant par rapport à ce qui se passe pour les Palestiniens. Nous, dans ce morceau, on dit ouvertement que l'on est contre la politique de Sharon, mais on est aussi contre toute sorte d'extrémisme quel qu'il soit.
Aketo : On dit bien qu'il y a des extrêmes dans les deux camps.
Dj Boudj : Ce n'est pas une prise de position politique, c'est une prise de position humanitaire par rapport à ce qui se passe. Les deux peuples sont déchirés. Maintenant, malheureusement, de notre côté, on voit juste des enfants tués par des chars israéliens et un peu moins de kamikazes qui sautent à côté de bus, c'est ce qui fait un peu la prise de position. Mais, on dit bien que des deux côtés, ils pensent haine pour haine et qu'ils ne veulent pas faire avancer le processus de paix qu'Itzac Rabin avait commencé à instaurer. On trouve ça dommage.